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En créant des tableaux de bord sur Excel ou sur Power BI, deux questions reviennent presque toujours :
- Comment fonctionne une relation entre des tables sur Power Pivot ?
- Pourquoi opter pour un modèle en étoile, alors que je peux simplement ajouter une colonne avec une fusion de requêtes sur Power Query ?
Dans cet article, on compare les deux approches, on voit dans quels cas la fusion est impossible, et on vous aide à choisir selon vos données.
En bref :
- Grands volumes de données et analyses : privilégiez le modèle en étoile (table de faits + tables de dimensions).
- Préparation de données ou petits volumes : la fusion de requêtes peut suffire.
- Dans les deux cas, il faut une clé commune entre les tables.
Table de faits, table de dimensions, fusion de requêtes : les définitions
Qu’est-ce qu’une table de faits ?
Un tableau de données quantitatives que l’on cherche à suivre directement (ventes, factures, commandes…).
Qu’est-ce qu’une table de dimensions ?
Un tableau qui apporte du contexte à la table (ou aux tables) de faits (calendrier, produits, clients…).
Pour un fonctionnement correct sur Power Pivot (et par extension sur Power BI), il faut une relation 1-plusieurs (« 1-* ») entre :
- la colonne reliée côté dimensions,
- la colonne reliée côté faits.
Qu’est-ce qu’un modèle en étoile ?
C’est une table de faits entourée d’une ou plusieurs tables de dimensions reliées entre elles.
Qu’est-ce qu’une fusion de requêtes sur Power Query ?
Elle s’effectue au niveau de Power Query, et non de Power Pivot. C’est l’action de fusionner deux tableaux en un seul.
- Résultat : une table de faits avec plus de colonnes.
- Mais aussi une table de dimensions en moins.
On peut la voir comme une version plus puissante de RECHERCHEV, mais dans Power Query. Pour comparer avec les formules classiques, découvrez les 10 meilleures fonctions de recherche sur Excel.
Nouveau sur Power Query ? Commencez par Comment bien débuter sur Power Query.
Comprendre le couple table de faits et table de dimensions
Que signifie la relation 1-plusieurs (1-*) ?
Chaque valeur de la colonne de liaison (la clé commune) n’apparaît qu’une seule fois côté dimensions.
Exemple avec un calendrier :
- Chaque date ne doit apparaître qu’une seule fois dans la table de dimensions.
- Sinon, les calculs statistiques liés à cette date deviennent difficiles quand elle figure sur plusieurs lignes.
Le « 1 » est donc du côté de la dimension.
Côté faits, on ne contrôle pas forcément les données mesurées, d’où le « plusieurs ». Si vous suivez les ventes hebdomadaires de votre boutique, vous espérez réaliser plus d’une vente par jour !
Exemple de relation entre tables sur Power Pivot
Cette approche permet de suivre les ventes sur le calendrier, plutôt que d’utiliser directement les dates de la table des ventes. Ces dernières ont potentiellement une cardinalité faible (peu de valeurs uniques) et ralentissent les calculs.
Besoin d’un calendrier ? Voici comment créer une table de dates sur Excel (3 méthodes), ou comment créer une table de dates avec calendrier fiscal.
⚠️ La clé commune : un point d’attention
Le lien se fait au niveau de la colonne de dates entre les deux tables. Pour relier des tables (comme pour une fusion de requêtes), il faut :
- une clé commune,
- dont toutes les valeurs de la table de faits sont présentes dans la table de dimensions.
Sinon, les lignes concernées sont comptabilisées sous la catégorie « vide ».
Fusion de requêtes Power Query : les cas où c’est impossible
Cas n°1 : aucune clé commune entre les tables
Dans les deux méthodes, une clé commune est indispensable. Si aucune colonne n’est partagée entre deux tables :
- impossible de les combiner en une seule ;
- sauf à fusionner d’abord la première requête avec une table de dimensions, puis à refusionner avec la seconde table ;
- dans ce cas, la simple fusion n’est plus possible.
Cas n°2 : fusionner deux tables de faits
On peut avoir l’illusion de pouvoir fusionner, sans obtenir un résultat satisfaisant. C’est le cas quand on essaie de combiner deux tables de faits, par exemple :
- une table de factures,
- une table d’objectifs mensuels.
Il semble y avoir une colonne commune, mais souvent il n’est ni possible de fusionner, ni de relier ces tables efficacement.
Pourquoi ?
- Power Query trouve bien des correspondances entre factures et objectifs.
- Mais il n’y a qu’un objectif par mois : celui-ci ne serait pris en compte que sur une seule journée.
Le contournement… et ses limites :
- Il faudrait modifier les dates des factures pour les aligner sur la date de chaque objectif.
- Certaines analyses deviendraient incorrectes, voire impossibles.
- Exemple : calculer un délai de paiement n’a plus de sens si toutes les données sont rapportées à la même date.
Modèle en étoile ou fusion de requêtes : avantages et inconvénients
En réalité, plus les volumes de données sont importants, plus on voudra adopter le modèle en étoile (faits + dimensions).
Les deux approches se comparent selon 6 critères :
- le volume de données nécessaire ;
- l’efficience du stockage de données ;
- la vitesse de calcul ;
- la taille du modèle ;
- l’optimisation pour inclure du DAX (pour mesurer les indicateurs) ;
- les volumes de données finales.
a. Grands volumes de données : le modèle en étoile l’emporte

b. Petits volumes : quand la fusion de requêtes est pertinente
À première vue, les fusions de requêtes semblent à proscrire, surtout avec de gros volumes. Pourtant, elles offrent des avantages quand il s’agit de préparer l’analyse plutôt que de l’effectuer directement.
Voici quelques situations où la fusion de requêtes devient particulièrement intéressante :

Pour bien préparer vos données en amont, retrouvez Power Query : comment transformer vos données et optimiser votre productivité.
Fusionner des requêtes ou relier des tables : le résumé pour choisir
Le choix dépend de l’utilisation et des données traitées :
- Fusion de requêtes Power Query : pratique pour préparer et enrichir des données, surtout sur de petits volumes.
- Modèle en étoile sur Power Pivot ou Power BI : plus performant dès que les volumes augmentent et que l’on veut mesurer des indicateurs avec DAX.
- Dans tous les cas : vérifiez que vous disposez d’une clé commune et évitez de fusionner deux tables de faits.
Dans le tableau ci-dessous, les cases cochées indiquent l’option la plus rentable en termes de performances et de facilité de mise en place.
